Le Loi sur l'enregistrement des naissances et des décès, loi 51 de 1992 interdit aux personnes transsexuelles* de faire modifier leur statut sexuel dans le registre des naissances et des décès, à moins qu'elles ne puissent fournir la preuve qu'elles étaient dans leur processus de transition avant 1992. Ainsi, à partir de 1992, aucune nouvelle transition n'a été légalement autorisée.
Les transitions sexuelles** des transsexuels ont été encouragées sous l'apartheid et sont devenues illégales lors de la transition politique vers la démocratie. Ce sujet, et les raisons qui le sous-tendent, sont examinés en détail dans la publication Sex in Transition : Refaire le genre et la race en Afrique du Sud, par Amanda Lock Swarr. Dans le livre, Swarr écrit :
“L'abrogation, en 1992, de la loi sur les naissances, les décès et les mariages, qui a accru les difficultés rencontrées par les transsexuels désireux de changer de sexe sur leur acte de naissance, est également significative. Cette décision pourrait avoir été prise en réaction aux campagnes en faveur de l'égalité des droits qui ont accompagné la transition politique vers la démocratie en Afrique du Sud...“.

* Le terme "transsexuel" est utilisé dans le cadre de l'enquête. Loi sur l'enregistrement des naissances et des décès. La terminologie actualisée est "trans" ou "transgenre".
** L'expression "transitions sexuelles" est utilisée dans la loi. La terminologie actualisée est "transition", "traitement d'affirmation du genre" ou "chirurgie d'affirmation du genre". Une transition n'a pas besoin d'être médicale, elle peut aussi être sociale (vivre selon le genre que l'on s'est défini).
